Nicolas Hugou, directeur de la Clinique Chantecler, Marseille (13) – Almaviva Santé

Où en êtes-vous du projet de remboursement des organismes complémentaires (ROC) ?

Alma­vi­va San­té est très heureux de par­ticiper au pro­jet ROC. Nous avons la chance de tra­vailler avec un édi­teur cer­ti­fié. La Clin­ique Chante­cler a inté­gré la glob­al­ité du proces­sus de recueil demandé par l’éditeur du logi­ciel pour la phase test. Nous nous sommes équipés du sys­tème per­me­t­tant de scan­ner les cartes de mutuelle des patients, nous avons instal­lé les logi­ciels cor­re­spon­dants et ren­seigné, sur le périmètre de l’activité MCO, l’intégralité des patients de chirurgie.

Nous sommes prêts à utilis­er un sys­tème qui libère du temps d’échange pour le per­son­nel admin­is­tratif et facilite la vie des patients.

 

Quel est le calendrier de montée en charge de l’expérimentation à la phase pilote ?

Début octo­bre 2026, le proces­sus de fac­tura­tion ROC a démar­ré. Nous avons blo­qué les dossiers en fac­tura­tion afin de les bas­culer vers le sys­tème de l’éditeur de logi­ciel, directe­ment inté­gré dans le mod­ule ROC. Avec l’éditeur, nous organ­isons des réu­nions heb­do­madaires afin de lever tous les blocages et bugs infor­ma­tiques. De plus, ces réu­nions assurent la for­ma­tion con­tin­ue du per­son­nel et facili­tent la prise en main. Les per­son­nels admin­is­trat­ifs ont par­faite­ment adhéré à ce process car il per­met de mieux accueil­lir les patients et d’être plus dans la prise en charge et moins dans la ges­tion admin­is­tra­tive.

À ce stade, nous regret­tons que les actes inclus dans ROC soient encore restreints et que seule­ment trois mutuelles aient engagé une démarche ROC. Nous obser­vons égale­ment des restric­tions en ter­mes d’éligibilité des patients. Ce sont des restric­tions exogènes au pro­jet ROC, mais qui freinent son déploiement.

 

Une généralisation pour 2027 est-elle envisageable ?

Avant toute général­i­sa­tion, l’ensemble des édi­teurs et des mutuelles doivent adhér­er au pro­jet ROC. Sans cela, nous per­drons l’objectif et l’intérêt du pro­jet. La Clin­ique Chante­cler ayant égale­ment une activ­ité SMR, nous espérons, à court terme, une exten­sion du pro­jet ROC à la par­tie SMR et PSY, comme c’est déjà le cas dans le secteur pub­lic.